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Costa Concordia: un 17e corps retrouvé

ROME – Deux semaines après le naufrage, les recherches se poursuivaient samedi dans l’épave du paquebot “Costa Concordia” qui a chaviré le 13 janvier près de l’île italienne de Giglio (nord-ouest), faisant au moins 17 morts selon un nouveau bilan provisoire, tandis que 16 personnes sont toujours portées disparues.

Les plongeurs ont retrouvé samedi matin le corps d’une femme non encore identifiée, sans gilet de sauvetage, au niveau du pont 6 dans la partie immergée du bateau, a précisé la Protection civile italienne.

D’après Mario Giambalbo, un plongeur de la police, “la situation sous l’eau est différente dans les différents points du bateau. Certains endroits ne sont pas accessibles”, notamment “ceux où le navire repose sur des rochers”, en équilibre sur des hauts-fonds à quelques dizaines de mètres du rivage du petit port de Giglio.

“Là, les cabines ne sont pas accessibles, tandis que la majorité des autres cabines ont pu être ouvertes et dégagées de leurs meubles et matelas”, facilitant l’accès des plongeurs. “On a pu vérifier s’il y avait ou non des gens portés disparus. Dans la majorité des cas, le résultat était négatif. Dans d’autres, on a trouvé des corps”, a résumé le plongeur.

Retrouver “quelqu’un vivant aujourd’hui relèverait du miracle”, avait reconnu mercredi le directeur de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli. “Mais comme personne ne veut renoncer à cette possibilité, nous continuons”, a-t-il ajouté.

Conjointement aux recherches menées par les plongeurs, les techniciens de l’entreprise de sauvetage maritime néerlandaise Smit préparent le pompage du carburant -environ 2.200 tonnes- encore contenu dans les réservoirs du paquebot.

Mais les mauvaises conditions météo, qui devraient persister au moins jusqu’à mardi, ont provoqué samedi matin un report des opérations d’extraction du fioul, selon Paola Pagliara de la Protection civile. La houle a en partie déplacé une barge amarrée à l’épave et servant de plate-forme. Le pompage pourrait ne pas débuter avant le milieu de semaine à venir, afin d’éviter toute rupture des canalisations et pollution accidentelle, a déclaré un porte-parole de Smit, Martijn Schuttevaer.

Le “Costa Concordia” effectuait une croisière en Méditerranée avec à bord quelque 4.200 passagers et membres d’équipage lorsqu’il a heurté un récif le 13 janvier, avant de prendre l’eau et de basculer sur le flanc droit.

La compagnie Costa Crociere, filiale italienne du croisiériste américain Carnival, a proposé vendredi 11.000 euros par passager à titre de dédommagement. Elle va également rembourser le voyage de tous les passagers, ainsi que leurs frais et éventuelles dépenses médicales.

L’accord a été annoncé au lendemain de négociations entre les représentants de Costa et de plusieurs associations de défense de consommateurs, disant représenter 3.206 passagers originaires de 61 pays, qui n’ont pas été physiquement blessés lors du naufrage.

Mais certains passagers ont fait savoir qu’ils n’accepteraient pas cet accord, jugeant le dédommagement insuffisant vu l’ampleur du traumatisme psychologique subi. Et un membre d’équipage, Gary Lobaton, habitant au Pérou, a porté plainte en nom collectif vendredi devant un tribunal fédéral de Chicago contre Carnival et sa filiale italienne. Il les accuse de négligence, en soulignant les conditions chaotiques et dangereuses dans lesquelles se sont déroulées les opérations d’évacuation.

L’avocat allemand Hans Reinhardt, qui représente 15 passagers allemands rescapés et des familles ayant perdu des proches, déconseille quant à lui à ses clients d’accepter l’accord proposé par Costa Crociere.

Me Reinhardt précise s’être associé à l’action de Codacons, une des principales associations italiennes de défense des consommateurs. Codacons travaille avec deux cabinets d’avocats américains qui se préparent à lancer des poursuites en nom collectif contre Carnival et Costa, afin de demander entre 125.000 et un million d’euros par passager. “Ce qu’ils ont perdu vaut bien plus de 11.000 euros”, fait valoir l’avocat allemand.

Melissa Goduti, une Américaine de 28 ans qui voyageait à bord du “Concordia” avec sa mère, confie ne plus pouvoir dormir. “Rien ne marche, pas même les médicaments”. Les médecins ont diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique. Et, souligne-t-elle, “ça ne va pas se régler en trois ou cinq séances” que Costa Crociere a accepté de payer. AP

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Naufrage du Costa Concordia: un 17e corps retrouvé

Le corps d’une personne qui manquait à l’appel depuis le naufrage du Costa Concordia le 13 janvier dernier a été retrouvé samedi dans l’épave.

Les recherches ne cessent pas depuis que le navire de croisière s’est échoué au large de la Toscane, en Italie. Les secouristes tentent de retrouver 15 personnes qui sont portées disparues.

On exécute également le pompage du carburant du paquebot, de peur qu’il s’écoule dans la mer. Peu après le naufrage, du diesel avait été détecté près de l’épave et on craignait l’une des pires catastrophes environnementales de la région. Plus de 2 300 tonnes de diesel seront pompées dans une opération qui durera plusieurs semaines.

Italie – Naufrage du Costa Concordia : un autre corps retrouvé

Le corps d’une femme a été retrouvé samedi par les secouristes dans l’épave du paquebot Costa Concordia, qui s’est échoué le 13 janvier dernier au large des côtés de la Toscane en Italie.

La dépouille, découverte dans la partie immergée du navire, porte le bilan du naufrage à 17 morts, alors que 15 personnes sont toujours portées disparues.

Pendant ce temps, les opérations de pompage du carburant qui se trouve toujours dans le ventre du Costa Concordia ont dû être suspendues en raison du mauvais temps.

Les opérations consistent à poser des valves de sécurité sur des trous percés dans la coque, où se trouvent les réservoirs. Des semaines de travail sont prévues pour recueillir les 2300 tonnes de diesel.

Radio-Canada.ca avec Reuters

Costa Concordia: poursuite des recherches, deux semaines après le naufrage

ROME – Deux semaines après le naufrage, les recherches se poursuivaient samedi dans l’épave du “Costa Concordia” qui a chaviré le 13 janvier près de l’île italienne de Giglio (nord-ouest), faisant 16 morts tandis que 16 personnes sont toujours portées disparues selon un bilan provisoire.

Selon Mario Giambalbo, un plongeur de la police, “la situation sous l’eau est différente dans les différents points du bateau. Certains endroits ne sont pas accessibles, ceux où le navire repose sur des rochers”, en équilibre sur des hauts-fonds à quelques dizaines de mètres du rivage du petit port de Giglio.

“La, les cabines ne sont pas accessibles, tandis que la majorité des autres cabines ont pu être ouvertes et dégagées des meubles, matelas” qui gênaient les accès des plongeurs. “On a pu vérifier s’il y avait des gens portés disparus. Dans la majorité des cas, le résultat était négatif. Dans d’autres, on a trouvé des corps”, a expliqué le plongeur.

Retrouver “quelqu’un vivant aujourd’hui relèverait du miracle”, a reconnu mercredi le directeur de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli. “Mais comme personne ne veut renoncer à cette possibilité, nous continuons”, a-t-il ajouté.

Conjointement aux opérations de recherche menées par les plongeurs, les techniciens de l’entreprise de sauvetage maritime néerlandaise Smit préparaient le pompage du carburant -environ 2.200 tonnes- encore contenu dans les réservoirs du paquebot.

Le “Costa Concordia” effectuait une croisière en Méditerranée avec à bord quelque 4.200 passagers et membres d’équipage lorsqu’il a heurté un récif le 13 janvier, avant de prendre l’eau et de basculer sur le flanc droit.

La compagnie Costa Crociere, filiale italienne du croisiériste américain Carnival, a proposé vendredi 11.000 euros par passager à titre de dédommagement. Elle va également rembourser le voyage de tous les passagers, ainsi que leurs frais et éventuelles dépenses médicales.

L’accord a été annoncé au lendemain de négociations entre les représentants de Costa et de plusieurs associations de défense de consommateurs, disant représenter 3.206 passagers originaires de 61 pays, qui n’ont pas été physiquement blessés lors du naufrage.

Mais des passagers ont fait savoir qu’ils n’accepteraient pas cet accord, jugeant le dédommagement insuffisant vu l’ampleur du traumatisme psychologique subi. Et un membre d’équipage, Gary Lobaton, habitant au Pérou, a porté plainte en nom collectif vendredi devant un tribunal fédéral de Chicago contre Carnival et sa filiale italienne. Il les accuse de négligence, en soulignant les conditions chaotiques et dangereuses dans lesquelles se sont déroulées les opérations d’évacuation.

L’avocat allemand Hans Reinhardt, qui représente 15 passagers allemands rescapés et des familles ayant perdu des proches, déconseille quant à lui à ses clients d’accepter l’accord proposé par Costa Crociere.

Me Reinhardt précise s’être associé à l’action de Codacons, une des principales associations italiennes de défense des consommateurs. Codacons travaille avec deux cabinets d’avocats américains qui se préparent à lancer des poursuites en nom collectif contre Carnival et Costa, afin de demander entre 125.000 et un million d’euros par passager. “Ce qu’ils ont perdu vaut bien plus de 11.000 euros”, fait valoir l’avocat allemand.

Claudia Urru, qui se trouvait sur le “Costa Concordia” avec son mari et ses deux fils, a pris elle aussi un avocat. Cette habitante de Sardaigne dit ne pas pouvoir encore déterminer l’impact, financier ou autre, de la catastrophe. Si la famille a survécu, le traumatisme est bien là. L’aîné, âgé de 12 ans, voit un psychiatre, explique Claudia Urru. Il ne peut pas parler du naufrage, ni même en voir une seule image à la télévision.

“Il est terrorisé la nuit. Il ne peut pas aller tout seul dans la salle de bains. On dort tous ensemble, à part mon mari qui va dans une autre pièce parce qu’on ne peut pas tous rentrer dans le lit”, explique Claudia Urru.

Melissa Goduti, une Américaine de 28 ans, qui voyageait à bord du “Concordia” avec sa mère, confie de son côté ne plus pouvoir dormir. “Rien ne marche, pas même les médicaments”. Les médecins ont diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique. Et, souligne-t-elle, “ça ne va pas se régler en trois ou cinq séances” que Costa Crociere a accepté de payer. AP

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Costa Concordia: les plongeurs recherchent toujours des disparus avant le pompage du carburant

Deux semaines après le naufrage du Concordia, les plongeurs tentaient toujours de retrouver des disparus et accélérer le début du pompage du carburant, tandis que la compagnie Costa est parvenue à un accord de dédommagement avec des associations de consommateurs.

Vendredi matin, les scaphandriers de la marine de guerre ont percé de nouvelles brèches à l’exposif dans l’épave du Concordia, pour ouvrir de nouveaux couloirs d’accès.

Selon le coordinateur des opérations, Franco Gabrielli, il n’y a plus d’espoir de retrouver des rescapés. Le bilan provisoire de la catastrophe, survenue le soir du 13 janvier sur la petite île italienne du Giglio, s’établit toujours à 16 morts et 16 disparus.

En parallèle à ces recherches, les préparatifs au pompage des quelque 2.400 tonnes de carburant du Concordia s’accélèrent.

Les sociétés néerlandaise Smit et italienne Neri achevaient progressivement la mise en place de valves sur des trous sur 6 des 23 réservoirs et l’extraction du mazout pourrait débuter dès vendredi après-midi au lieu de samedi.

En attendant, la compagnie Costa Crociere, propriétaire du navire, a conclu un accord avec un groupement italien d’associations de consommateurs,qui prévoit un dédommagement forfaitaire de 11.000 euros par passager, plus environ 3.000 euros de remboursement de frais (prix du billet, éventuels frais de transports ou médicaux).

“Cet accord concerne environ 3.000 passagers de 60 pays, dont quelque 900 Italiens. Nous estimons qu’environ 85% d’entre eux vont adhérer à cet accord”, a indiqué l’Adoc, une des associations de consommateurs italiens qui ont négocié cet accord.

Ceux qui ont subi des blessures ou ont perdu des proches ne sont pas concernés par cet accord, souligne l’Adoc.

“C’est un accord historique qui met un terme à une affaire dramatique. Un accord démocratique qui ne fait pas de distinction entre les catégories sociales ou les pays d’origine, il est valable dans le monde entier et Costa le diffusera dans toutes les langues”, s’est réjoui Carlo Pileri, président de l’Adoc.

Depuis la catastrophe, plusieurs associations ont annoncé leur intention de porter plainte contre Costa et différents collectifs de victimes se sont constitués. Aux Etats-Unis, les sommes évoquées sont largement supérieures: un minimum de 125.000 euros par passager indemne, “plusieurs fois cela” pour les blessés, et “plus d’un million” voire “plusieurs millions d’euros” pour les proches des victimes décédées, a dit un avocat.

A Miami, six passagers ont déposé plainte contre le croisiériste américain Carnival et sa filiale Costa Cruise Lines, réclamant 460 millions de dollars au total pour le préjudice subi, selon leur avocat.

Pendant ce temps, la justice poursuit son enquête. A à ce jour, seules deux personnes sont poursuivies : le commandant du navire Francesco Schettino et son second, Ciro Ambrosio, pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire. M. Schettino, après avoir été détenu, est assigné à domicile. M. Ambrosio, qui a été laissé en liberté, doit être entendu dans la journée au parquet de Grosseto.

“Nous sommes assez tranquilles. Nous avons des éléments pour démontrer que M. Ambrosio s’est comporté de manière assez correcte”, a déclaré son avocat Salvatore Catalano, cité par l’agence Ansa.

Le Costa Concordia, transportant 4.229 personnes, dont un millier de membres d’équipage et plus de 3.200 touristes, a fait naufrage après avoir heurté un rocher tout près de l’île, située dans un archipel toscan protégé.

Mais la tragédie a apporté aussi son lot d’histoires humaines drôles.

Comme celle de Don Massimo Donghi, un prêtre de Besana Brianza (nord), qui avait annoncé à ses paroissiens qu’il partait pour une retraite spirituelle, alors qu’il s’était embarqué en croisière sur le Concordia… Le pauvre religieux a été démasqué par sa nièce, elle-même du voyage, qui a envoyé un message sur Facebook pour rassurer ses amis : la famille était saine et sauve, y compris son oncle, don Massimo.

Concordia: première plainte déposée aux Etats-Unis à peine signé un accord en Europe

Une première plainte en nom collectif a été déposée vendredi aux Etats-Unis dans l’affaire du naufrage du Concordia, à peine signé un accord en Italie entre des passagers et la compagnie Costa Crociere qui est loin de faire l’unanimité.

La plainte a été déposée devant un tribunal fédéral de Chicago par un ancien membre de l’équipage du Concordia contre le croisiériste américain Carnival et sa filiale italienne Costa Crociere, au nom de toutes les victimes du naufrage.

Gary Lobaton, habitant au Pérou, affirme ne pas avoir été prévenu “à temps” le 13 janvier, jour du naufrage, “des conditions dangereuses et meurtrières du bateau de croisière, afin d’éviter un traumatisme et la mort”, selon une copie de sa plainte datée de jeudi.

“En dépit des conditions dangereuses à bord du navire de croisière, les plaignants ont été abandonnés par le capitaine du Costa Concordia”, peut-on encore lire sur cette plainte qui se veut “en nom collectif”.

Par ailleurs, à New York, un avocat américain, Mitchell Proner, a annoncé qu’il se préparait à lancer des poursuites en nom collectif pour demander un minimum de 125.000 euros par passager indemne, “plusieurs fois cela” pour les blessés, et “plus d’un million” voire “plusieurs millions d’euros” pour indemniser les proches des victimes décédées.

L’annonce de la plainte américaine intervient alors qu’une association de passagers a signé un accord en Italie avec la compagnie Costa Crociere prévoyant un dédommagement forfaitaire.

Cet accord “concerne environ 3.000 passagers de 60 pays, dont quelque 900 Italiens”, selon un communiqué de l’Adoc, une des associations de consommateurs italiens faisant partie du comité des naufragés du Concordia qui a négocié cet accord.

Il prévoit le dédommagement de 11.000 euros par passager, y compris pour les enfants qui n’avaient pas payé de billets, ainsi qu’un remboursement d’environ 3.000 euros par personne destiné à couvrir le prix du billet pour la croisière et les éventuels frais de transport ou médicaux.

Ceux qui ont subi des blessures ou ont perdu des proches ne sont pas concernés, selon l’Adoc pour qui cet “accord historique met un terme à une affaire dramatique”.

- “erreur manifeste d’appréciation” -

Des passagers français du Concordia se sont d’ores et déjà élevés contre cette indemnisation forfaitaire qui “heurte les principes de la réparation intégrale et de l?individualisation des préjudices subis, principes reconnus par les tribunaux”, selon la Fédération nationale des victimes d’accidents collectifs (Fenvac).

“Il s?agit d?une erreur manifeste d?appréciation de ramener cet accident à un simple litige commercial dont la solution résulterait dans un accord avec des associations italiennes de consommateurs, d’ailleurs parfaitement inconnues des victimes françaises”, assure la Fenvac, dans un courrier à Costa Croisière France, dont copie a été adressée à l’AFP.

L’association, qui affirme représenter 70% des 462 français naufragés du Concordia, dit également “regretter amèrement avoir appris par la presse (…) et donc contrairement à ce qui avait été convenu, la proposition d?indemnisation faite par Costa”.

Depuis la catastrophe, plusieurs associations ont annoncé leur intention de porter plainte contre la compagnie Costa et différents collectifs de victimes se sont constitués.

Le Costa Concordia, transportant 4.229 personnes, dont 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d’équipage, a fait naufrage le soir du 13 janvier après avoir heurté un rocher tout près de la petite île du Giglio, située dans un archipel toscan protégé. Le bilan provisoire s’établit à 16 morts et 16 disparus.

Naufrage – Costa Concordia : la compagnie offre un dédommagement aux passagers

La compagnie Costa Croisières a proposé 11 000 euros (environ 14 500 $) par passager pour compenser la perte des bagages et les traumatismes psychologiques causés par le naufrage du « Costa Concordia ».

La compagnie entend aussi rembourser le voyage de tous les passagers ainsi que leurs frais et éventuelles dépenses médicales.

L’accord a été annoncé vendredi au lendemain des négociations entre les représentants de Costa Croisières et une organisation italienne de défense des consommateurs, qui représente les 3206 passagers, originaires de 61 pays, qui n’ont pas été blessés.

Les passagers et les membres d’équipage restent libres de poursuivre la compagnie s’ils jugent ces mesures insuffisantes.

Le « Costa Concordia » s’est échoué le 13 janvier dernier près de l’île de Giglio, dans le nord-ouest de l’Italie. L’accident maritime a fait au moins 16 morts.

Associated Press

Costa Concordia: accord sur un dédommagement de 11.000 euros par passager

La compagnie Costa Crociere, propriétaire du Concordia, et une association de passagers qui ont survécu à l’accident du 13 janvier, sont parvenus vendredi à un accord qui prévoit un dédommagement forfaitaire de 11.000 euros par passager, plus les frais.

“Cet accord concerne environ 3.000 passagers de 60 pays, dont quelque 900 Italiens. Nous estimons qu’environ 85% d’entre eux vont adhérer à cet accord”, indique dans un communiqué l’Adoc, l’une des associations de consommateurs italiens faisant partie du “Comité des naufragés du Concordia” qui a négocié cet accord avec la direction de Costa Crociere, filiale de l’américain Carnival.

Costa Concordia: l’épave provoque un début de pollution sur l’île du Giglio

La petite île italienne du Giglio a commencé à être polluée par les déchets que déverse l’épave du Concordia, échouée le 13 janvier sur sa côte, et dont le retrait constitue “une entreprise cyclopéenne” selon la compagnie propriétaire.

L’agence de protection de l’environnement de Toscane a relevé une concentration de 2 à 3 mg/l de tensio-actifs (substance présente dans les détergents) dans l’eau de mer, contre zéro habituellement.

Ce paradis marin se retrouve ainsi avec un niveau de tensio-actifs similaire à celui de ports industriels comme Marghera près de Venise.

“La situation est encore gérable, mais périlleuse pour une zone qui vit du tourisme et de la pêche”, explique à l’AFP Gaetano Benedetto, porte-parole de la branche italienne du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Selon lui, il s’agit d’une “pollution concentrée et ponctuelle”. “On ne doit pas tomber dans l’alarmisme, mais attirer l’attention”, dit-il.

M. Benedetto est très préoccupé par le devenir de polluants qui empoisonnent l’épave: “Liquides de batteries, substances ignifuges très polluantes, solvants, huiles…”

“On ne dispose d’aucune évaluation précise”, déplore-t-il en s’interrogeant: “Quel est le temps nécessaire pour dégager l’épave?”.

Le commissaire en charge de la catastrophe Franco Gabrielli a rappelé mercredi à l’ordre la société propriétaire du navire, qui, en dépit de sa demande, n’a toujours pas présenté de plan de récupération des déchets. “J’imagine que cette demande sera de pure forme et que Costa s’exécutera”, a-t-il espéré.

Mais le PDG de Costa Per Luigi Foschi a qualifié d’”entreprise cyclopéenne le retrait de l’épave, qui sera un travail d’une grande complexité”. Des déclarations qui n’incitent pas à l’optimisme.

D’autant que le pompage des réservoirs pleins à rabord du navire n’a toujours pas commencé.

“En se déversant dans la mer, ces 2.380 tonnes de carburant dense et visqueux pourraient avoir un impact non seulement au Giglio mais dans tout l’archipel toscan (qui compte sept îles, dont la plus grande est l’île d’Elbe, NDLR) et sur toute la côte”, met en garde Angelo Gentili, chargé du Giglio pour Legambiente, l’une des principales associations italiennes de défense de l’environnement.

“Les meilleurs experts mondiaux sont ici, mais il y a une possibilité de détérioration des conditions météo et d’incidents qui pourraient empêcher de récupérer totalement le carburant lors du pompage qui doit normalement démarrer samedi”, estime-t-il. Pour lui, “c’est un risque majeur”.

De son côté, M. Benedetto relève toutefois que dans ce domaine, “la technique utilisée a déjà été expérimentée: des mesures de sécurité sont prévues, le pompage peut être interrompu en cas détérioration des conditions météo… Il s’agit donc d’une modalité de gestion éprouvée”.

D’autant plus que ce processus est limité dans le temps et ne devrait durer que “de 20 à 30 jours”, en fonction des divers aléas, précise-t-il.

“L’île du Giglio est un écosystème marin et terrestre unique”, observe-t-il. “Dans la phase actuelle, il n’y a pas encore un risque pour la santé, mais pour le tourisme: en cas de fuites importantes dans la mer, il y aura un fort impact négatif”.

Costa Concordia: les recherches se poursuivent

ROME – Retrouver des rescapés dans l’épave du Costa Concordia qui a fait naufrage le 13 janvier près de l’île italienne de Giglio (nord-ouest) relèverait du «miracle», a reconnu mercredi le directeur de la Protection civile italienne, Franco Gabrielli.

Le naufrage a fait 16 morts selon un bilan encore provisoire. Sept corps qui n’ont pas encore été identifiés en raison de leur état de décomposition pourraient être ceux de certains des 17 passagers et membres d’équipage toujours portés disparus.

«Retrouver quelqu’un vivant aujourd’hui est du domaine du miracle. Mais comme personne ne veut renoncer à cette possibilité, nous continuons» les recherches à l’intérieur du paquebot, a déclaré M. Gabrielli. Le Costa Concordia, qui a chaviré après avoir heurté un récif gît sur le flanc droit, totalement sous l’eau, près du petit port de l’île de Giglio.

Le commandant du paquebot, Francesco Schettino, et la compagnie Costa Crociere, propriétaire du navire, se renvoient la responsabilité du naufrage.

Assigné à résidence chez lui près de Naples, le capitaine âgé de 52 ans est soupçonné par la justice d’homicides involontaires, d’avoir provoqué le naufrage en s’écartant délibérément de sa route pour s’approcher trop près des côtes, ainsi que d’abandon de poste — un délit passible à lui seul de 12 ans de prison.

Francesco Schettino a affirmé aux enquêteurs que la compagnie lui a demandé de s’approcher au plus près de Giglio, pour effectuer une sorte de salut à la côte, l’«inchino», apprécié des passagers et des habitants de l’île.

Le PDG de Costa Crociere, Pier Luigi Foschi, a de son côté réaffirmé mercredi que le commandant Schettino n’avait pas reçu le 13 janvier l’autorisation de pratiquer une telle manoeuvre.

M. Foschi a cependant justifié la pratique de la «navigation touristique» consistant à s’approcher des côtes. «C’est quelque chose qui enrichit le produit de croisière», a-t-il déclaré devant une commission parlementaire. «Il y a beaucoup d’éléments constituants dans le produit croisière et nous devons faire comme tous les autres parce que nous sommes dans une compétition générale», a-t-il dit.

Mais cette «navigation touristique» obéit normalement à un protocole strict destiné à assurer la sécurité: le port, la compagnie sont informés, et le navire ne passe pas à 200 ou 300 mètres des côtes et à une vitesse de 16 noeuds (29,6 km/h) comme le «Concordia» l’a fait le 13 janvier, a fait valoir le PDG. «Pour qui connaît cette zone, ce bateau, avec ses caractéristiques, n’aurait pas dû se trouver là», a-t-il ajouté.

Long de 290 mètres, le paquebot, véritable palace flottant, assurait une croisière en Méditerranée avec à bord quelque 4200 passagers et membres d’équipage.

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