Des imams de toute l’Amérique du Nord prennent la parole pour dénoncer les crimes d’honneur dans la foulée du procès Shafia.
L’imam Syed Soharwardy, fondateur du conseil islamique suprême du Canada, émettra samedi après-midi à Mississauga, dans la région de Toronto, une fatwa signée par quelque 34 imams pour rappeler que les crimes d’honneur sont contraires aux préceptes de la religion musulmane.
Une cérémonie sera ensuite célébrée en mémoire des victimes de la famille Shafia.
Dimanche dernier, Mohammad Shafia, sa femme et son fils aîné ont été reconnus coupables des meurtres de quatre membres de leur famille, un drame survenu en juin 2009.
CHAMONIX, France – Through six knee surgeries and debilitating back problems, Jan Hudec never lost faith.
In a great day for Canadian skiing, the 30-year-old from Calgary won a World Cup downhill for a surprising victory, while teammate Erik Guay finished third in piercing cold over an icy slope.
Ben Thomsen added to the Canadian surge on Saturday by sneaking into fifth place despite being the 50th skier down the hill.
Hudec, whose career has been blighted by knee injuries and operations, won for the first time in more than four years. He thumped his chest with his fist when he realized his long wait had ended.
“It’s amazing, living a life of mostly rehab can get tedious after awhile, and really frustrating and it’s just such a weight off my shoulders,” Hudec said. “I never stopped believing I could be back, I just had no idea how long it would take or when it would happen.”
With temperatures at -26 C at the top of the course, the Canadian finished in two minutes 3.25 seconds, followed by Austria’s Romed Baumann in 2:03.78. Guay, the reigning world downhill champion from Mont-Tremblant, Que., was 0.63 seconds behind the winner.
Thomsen, from Invermere, B.C., posted his first top-10 finish on Canada’s most successful day of men’s ski racing since 1994 when Edi Podivinski and Cary Mullen finished 1-2.
“For us to have a race like this with three guys in the top five, I think we blew everybody out of the water and I think everyone that was up on the hill was either impressed or stoked for us — some both,” Hudec said. “It’s incredible.”
Switzerland’s Beat Feuz was fourth, with Austria’s Klaus Kroell sixth and Switzerland’s Didier Cuche seventh.
This was Hudec’s second World Cup victory and first since his downhill triumph at Lake Louise, Alta., in November 2007. Hudec had started that year promisingly with a silver medal at the worlds in Are, Sweden, and ended it with a third-place finish in a World Cup downhill at Bormio, Italy, a month later.
Then his career plummeted — he tore ligaments in his right knee and needed repeated surgery. His body was so bashed up he had full reconstructive surgery on his knees four times, three times on his right and once on his left. What’s more, he had two further knee operations and also had severe back problems.
But he never once considered retiring.
“The love of the sport, the passion in my heart, the faith that I knew I could come out on top at some point,” Hudec said, on why he opted to keep skiing. “Just knowing that you can do it without having the tangible evidence to help you with that … I just had to keep going and I knew eventually it would happen.”
Canadian coach Paul Kristofic has been through the highs and lows with Hudec.
“His recoveries are a challenge, but this is one of the guys who has the best natural talent and incredible skill to carry speed on the skis, and he’s determined,” Kristofic said. “It’s always special when you see a guy who’s struggled with injury and other things to succeed and really triumph on a day like today.”
Hudec, who said he woke up Saturday morning feeling the best he has in 10 or 12 years, had been close in Friday’s downhill race, holding the leading time early on before slipping to sixth place.
He was trailing Baumann on Saturday until he reached the mid-section and then started shaving huge chunks off the Austrian’s time.
Hudec’s run was even more special because he didn’t have the best light after starting 24th on the La Verte des Houches course. Those before had blue skies and profited from brighter sunshine.
After a tricky and technical top section, Hudec found himself behind Baumann, but as he started to pick up speed he went 0.36, 0.47 and 0.54 ahead of the Austrian at successive splits.
“I’ve always said that Jan is probably one of the best natural skiers out there,” Guay said. “Especially when it comes to gliding, he’s absolutely unbelievable, as we saw in the bottom section today. It’s exceptional what he did today, but it’s also good for the team because it motivates everyone to do better.”
In the overall standings, defending champion Ivica Kostelic of Croatia leads with 905 points, with Austria’s Marcel Hirscher at 825 and Feuz at 733.
Cuche, who will retire at the end of the season, is defending his downhill title and leads after eight races with 473 points, ahead of Kroell (437) and Feuz (368).
Baumann thought he had won after he crossed the line, except he hadn’t checked who was coming after him.
“I was very confident when I’d finished and I was sure it was enough to win,” Baumann said through a translator. “But I didn’t have the start list and I didn’t realize Hudec was starting after me.”
— With files from The Associated Press.
Des manifestants ont tenté de pénétrer par la force à l’intérieur des ambassades de Syrie dans cinq pays en Europe et au Proche-Orient, après les accusations de l’opposition syrienne selon laquelle l’armée syrienne a tué plus de 200 personnes dans la nuit de vendredi à samedi à Homs, bastion de la contestation dans le centre du pays.
La police britannique a utilisé des matraques pour repousser des manifestants qui essayaient d’entrer dans l’ambassade de Syrie à Londres pour la deuxième fois, après y avoir pénétré avec succès en début de journée. Plusieurs vitres de l’ambassade ont été brisées.
Selon la police, six personnes ont été arrêtées lors du premier assaut contre le bâtiment, et six autres quelques heures plus tard, quand des manifestants criant “nous voulons fermer l’ambassade” se sont à nouveau précipités vers le bâtiment.
Une scène similaire s’est déroulée à Athènes avant l’aube. La police grecque a annoncé l’arrestation de 13 personnes -12 Syriens et un Irakien- qui étaient entrées dans l’ambassade avant l’aube.
En Allemagne, 20 personnes sont entrées à l’intérieur de l’ambassade de Syrie à Berlin et ont fait des dégâts dans les bureaux, selon la police.
Au Caire, des manifestants syriens ont incendié une partie de l’ambassade de Syrie. Enfin, au Koweït, des protestataires ont brisé les vitres de l’ambassade syrienne et hissé le drapeau de l’opposition. AP
pyr/v0345
La Chine et la Russie ont opposé leur veto samedi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression de la révolte par le régime en Syrie, malgré le bombardement de Homs dans lequel plus de 230 civils ont péri selon l’opposition.
S’exprimant depuis Munich, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a reconnu que comme lors d’un précédent vote en octobre, il n’avait pas été possible de résoudre les différends avec Pékin et Moscou, des alliés du régime du président Bachar al-Assad.
Les 13 autres pays du Conseil ont voté en faveur du texte condamnant les “violations continues” des droits de l’Homme par le régime syrien et appelant à une transition démocratique après près de 11 mois de violences qui ont fait au moins 6.000 morts selon les militants.
Les Occidentaux avaient insisté pour que le vote ait lieu dès samedi, alors que la Russie avait répété qu’il ne lui convenait “absolument pas” et annoncé une visite mardi à Damas de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise.
L’ambassadeur français Gérard Araud a évoqué un “triste jour pour ce Conseil, pour les Syriens et pour les amis de la démocratie”. Rappelant la répression à Hama en 1982, sous la présidence de Hafez el-Assad, père de l’actuel président, et celle de Homs il a dit: “l’horreur est héréditaire à Damas”.
Selon l’opposition syrienne, plus de 230 civils, dont des dizaines de femmes et d’enfants, ont été tués dans des bombardements de l’armée syrienne à Homs avant l’aube, l’épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011.
La tuerie a été condamnée par les capitales occidentales, le président américain Barack Obama accusant le président Bachar al-Assad d’”attaques abominables” contre son peuple et l’appelant une nouvelle fois à quitter le pouvoir.
Damas a démenti avoir bombardé Homs, surnommée “la capitale de la révolution” et accusé l’opposition d’avoir elle-même incité “les groupes terroristes” à pilonner la ville pour influencer le vote à l’ONU.
Il était difficile d’obtenir des informations de source indépendante sur le bilan à Homs en raison des fortes restrictions imposées à la presse étrangère dans le pays.
Selon des témoins, le pilonnage a duré trois heures. Plusieurs bâtiments ont été détruits, d’autres sérieusement endommagés.
Les hôpitaux croulaient sous l’afflux des blessés. “Ils ont besoin de sang, de médicaments, de matériel médical, et beaucoup de blessés sont encore bloqués sous les décombres”, a déclaré à l’AFP Ahmad al-Qassir, un militant à Homs.
Et pendant que certains recherchaient des disparus, des milliers d’habitants participaient aux funérailles de leurs proches, au son des prières dans les mosquées et des cloches des églises.
“Près de 200 martyrs seront enterrés dans le jardin de la Liberté” dans le quartier de Khalidiyé”, a déclaré à l’AFP par téléphone Hadi Abdallah, militant du quartier.
Selon le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, le nombre des morts à Homs s’élève désormais à 237, dont 99 femmes et enfants.
Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d’opposants, a pour sa part fait état de 260 morts et de centaines de blessés, parlant de l’un des “massacres les plus terrifiants” depuis mars.
Le bilan risque cependant de s’alourdir, dans la mesure où les hôpitaux manquent de tout pour soigner les blessés et que nombres de victimes sont encore bloquées sous les décombres, selon les militants.
Les chaînes arabes Al-Arabiya et Al-Jazira ont montré des dizaines de corps sans vie jonchant les rues de Homs.
Samedi encore, les forces du régime ont tiré sur une foule participant aux funérailles de victimes de la veille à Daraya près de Damas, faisant 12 morts et 30 blessés, selon l’OSDH. Neuf autres civils, dont deux enfants, ont péri sous les balles des troupes, dans la région de Damas et à Idleb (nord-ouest).
Les Frères musulmans, qui font partie du CNS, ont appelé à l’ouverture d’une enquête internationale et demandé à la Croix-Rouge internationale, “absente sur le terrain, d’agir immédiatement pour sauver les blessés”.
A l’étranger, les violences à Homs ont suscité l’indignation.
Paris a estimé que le régime Assad avait “franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie” et Londres l’a accusé de “cynisme sans pitié”.
De nombreux Syriens s’en sont pris à leurs ambassades, en particulier au Caire à Koweït, à Athènes et Londres. Et la Tunisie a annoncé qu’elle allait expulser l’ambassadeur syrien.
Un peu plus de sept français sur dix (72%) souhaitent conserver l’euro, selon un sondage CSA pour Capital et M6 qui sera rendu public dimanche soir durant la diffusion de la célèbre émission, en présence de Marine le Pen qui prône un retour aux “monnaies nationales”.
A la question “vous, personnellement, souhaitez-vous que la France conserve l’euro ou bien qu’elle revienne au Franc ?”, 72% des interrogé répondent vouloir garder la monnaie commune, tandis que 26% souhaitent revenir au Franc et 2% ne se prononcent pas.
Interrogée à cette émission Marine Le Pen a déclaré à ce sujet: “je ne veux pas la précipitation, je ne veux pas la panique, je ne veux pas qu’on se retrouve du jour au lendemain face à l’effondrement de l’euro”.
“C’est la raison pour laquelle mon projet prévoit, et je suis suivie en cela par toute une série d’ailleurs de Prix Nobel d’Economie, de préparer le retour aux monnaies nationales, sur six mois ou huit mois”, a-t-elle argué.
La présidente du Front national avait indiqué le 20 janvier à l’AFP que son projet économique tablait sur un “franc” situé entre 0,9 et 1,15 dollar, contre un euro aujourd’hui à environ 1,3 dollar.
Etude CSA réalisée par téléphone les 31 janvier et 1er février auprès d’un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
En ce premier jour de la campagne pour la présidentielle du 4 mars, des dizaines de milliers de Russes ont bravé le froid et se sont rassemblés à Moscou lors de deux manifestations distinctes.
Un premier rassemblement était organisé par les partisans du premier ministre Vladimir Poutine, qui brigue un troisième mandat à la présidence du pays. Le premier ministre a déjà effectué deux mandats au Kremlin entre 2000 et 2008. Ses partisans soutiennent qu’il représente la stabilité dont le pays a besoin.
L’autre manifestation, organisée par l’opposition, réclame plutôt la tenue d’une élection présidentielle juste et équitable, après les législatives de décembre dernier, jugées frauduleuses par l’opposition et par des observateurs indépendants. Les manifestants sont en majorité issus de la classe moyenne. Ils souhaitent une plus grande ouverture de l’arène politique et que le premier ministre se retire de la course à la présidence.
Pour le moment, le régime fait la sourde oreille quant à leurs demandes. Le président russe, Dimitri Medvedev, a promis quelques réformes à la loi électorale, notamment celles faciliter l’accès à de nouveaux candidats et de nouveaux partis. Toutefois, Vladimir Poutine, favori pour lui succéder, reste beaucoup plus vague quant à ses intentions.
Une vingtaine de villes de province ont aussi participé à des manifestations anti-Poutine samedi. D’autres rassemblements sont prévus d’ici le scrutin du mois de mars.
Cette grande manifestation d’opposition est la troisième du genre dans la capitale, après celles de décembre dans la capitale. Le 24 décembre dernier, quelque 100 000 personnes s’étaient rassemblées à Moscou, un record de la fin de l’Union soviétique.
Radio-Canada.ca avec AFP et Reuters
HELSINKI – Le second tour de la présidentielle finlandaise se joue dimanche, opposant le favori, le conservateur et ancien ministre des Finances Sauli Niinisto, 63 ans, à l’écologiste et ancien ministre de l’Environnement Pekka Haavisto, 53 ans, premier candidat ouvertement homosexuel à se présenter à la présidence.
Niinisto a obtenu 37% des voix lors du premier tour le 22 janvier et garde un net avantage dans tous les sondages de l’entre deux tours. Haavisto est loin derrière avec 19% des voix, ayant éliminé six autres candidats pour défier le vétéran Niinisto. S’il a bénéficié du soutien des électeurs jeunes et citadins, son orientation sexuelle -il vit en couple avec un immigré équatorien- et le fait qu’il soit écologiste apparaissent comme un handicap, même si son homosexualité n’a jamais été évoquée dans les débats.
Selon un sondage de l’institut Taloustutkimus diffusé jeudi par la chaîne publique YLE et réalisé du 25 janvier au 1er février auprès de 1.492 personnes, Niinisto l’emporterait avec 62% des voix contre 38% à son challenger.
Les rivaux sont tous deux fermement pro-européens et opposés au mouvement anti-immigration et anti-intégration qui avait permis la percée du parti populiste et eurosceptique des Vrais Finlandais lors des législatives de l’année dernière.
Niinisto était ministre des Finances quand Helsinki a adopté l’euro en 2002, et Haavisto a été le premier Vert européen à décrocher un portefeuille ministériel, en 1995.
Le vainqueur succèdera à la très populaire Tarja Halonen, qui avait été réélue pour un second mandat de six ans en 2006. AP
nc/v
L’Europe est aux prises avec une vague de froid sans précédent depuis une semaine. Le bilan des victimes s’alourdit à chaque jour: déjà 260 personnes sont mortes, rapportent les médias européens.
La situation est particulièrement critique en Pologne et en Ukraine où quelques 167 personnes sont décédées à la suite de cette vague de froid.
En Sibérie, dont le nom est légendairement associé au froid, «le froid sibérien», le mercure a descendu sous la barre des moins 50 degrés Celcius, tout comme dans la région de Iakoutie.
Les Polonais du secteur nord-est ont été surpris par un froid de moins 27 degrés Celcius. Le bilan porte à 45 le nombre de personnes mortes en une semaine.
L’Ukraine a accueilli pas moins de 65 000 personnes dans ses centres de secours d’urgence.
Dans des villes françaises comme Toulouse et Lemberg, où le mercure ne descend jamais en dessous du degré de congélation, on a enregistré moins 20 degrés Celcius. Deux personnes sont d’ailleurs mortes de froid.
D’autres pays européens sont aussi touchés par la vague de froid dont l’Allemagne, l’Autriche et le Royaume-Uni où l’on annonce de la neige pour samedi.
La capitale italienne, Rome, a connu d’importantes chutes de neige.
Si le froid intense n’est pas surprenant en Amérique du Nord ou en Scandinavie, il en va tout autrement pour l’Europe, qui n’est pas organisée ni équipée en matériel pour faire face à ce débordement frigorifiant de Dame Nature.
À l’approche du budget provincial, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) cherche à exercer des pressions sur le gouvernement Charest pour qu’il augmente ses investissements dans le logement social.
Le FRAPRU tiendra une manifestation samedi après-midi près du bureau du premier ministre Jean Charest, au centre-ville de Montréal.
Le porte-parole de l’organisme, François Saillant, réclame que le budget qui sera présenté sous peu par le ministre des Finances, Raymond Bachand, comprenne un accroissement majeur des investissements pour de nouveaux logements sociaux. Il estime que l’ampleur et l’urgence des problèmes de logement et d’itinérance nécessitent le financement de 50 000 logements sociaux en cinq ans.
M. Saillant estime que plus de 260 000 ménages locataires ont des besoins pressants en matière de logement, dont 156 000 dans la seule région métropolitaine de Montréal.
Radio-Canada.ca avec PC
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